Le Livret du Citoyen présente
La Traversée
Vingt mille ans d'histoire de France, racontés comme une exposition. Vous n'allez pas la lire. Vous allez la traverser.
La première salle est une grotte.
Bien avant la France, des hommes pénètrent dans une grotte du Périgord et y peignent des chevaux, des aurochs, des cerfs.
Découverte en 1940, la grotte de Lascaux abrite l'un des ensembles d'art pariétal les plus riches du Paléolithique supérieur. Près de 1 900 figures animales et signes y ont été recensés.
Le geste pictural précède l'écriture de plus de quinze millénaires. Il dit qu'avant toute nation, ce territoire fut habité par des regards qui voulaient laisser une trace.
- 12 sept. 1940
- Découverte par quatre adolescents à Montignac.
- 1979
- Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.
- 2016
- Ouverture de Lascaux IV, fac-similé intégral.
Salle des Taureaux, grotte de Lascaux, Photographie Prof saxxDomaine public, source
Sources
- Lascaux, site officiel du Ministère de la Culture, Ministère de la Culture
Salle II · −52
Tout est calme ; la Gaule entière est pacifiée.
Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, livre VII
Les armes déposées
Lionel Royer, Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César, 1899, Musée Crozatier, Le Puy-en-VelayDomaine public, source
Alésia
À l'automne −52, dans une plaine de Bourgogne, le chef arverne Vercingétorix dépose ses armes devant Jules César.
Coalisé contre Rome, Vercingétorix avait remporté Gergovie quelques mois plus tôt. Encerclé dans l'oppidum d'Alésia, affamé, il se rend pour épargner ses hommes.
Rome installe la Gaule dans son empire pour près de cinq siècles. Routes, villes, droit, langue : la latinité s'enracine durablement dans le sol.
- −58 à −51
- Guerre des Gaules menée par Jules César.
- −52
- Reddition de Vercingétorix à Alésia (Alise-Sainte-Reine).
- 212
- L'édit de Caracalla étend la citoyenneté romaine aux Gaulois libres.
Sources
- MuséoParc Alésia, Conseil départemental de la Côte-d'Or
Salle IV
800
Charlemagne
Le jour de Noël de l'an 800, à Rome, Charles est couronné empereur d'Occident par le pape Léon III.
L'empire carolingien fédère pour quelques décennies une Europe qui s'étend des Pyrénées à l'Elbe. Charlemagne fait copier les manuscrits antiques, réforme l'écriture, fonde des écoles dans les monastères.
Sa mémoire deviendra, des siècles plus tard, un référent commun pour les nations européennes naissantes, au point d'inspirer le nom du prix décerné chaque année à Aix-la-Chapelle.
Albrecht Dürer, Charlemagne, ≈ 1512, Germanisches Nationalmuseum, NurembergDomaine public, source
- 768
- Charles devient roi des Francs.
- 800
- Couronnement impérial à Rome.
- 843
- Traité de Verdun, partage de l'empire entre ses petits-fils.
Sources
- La construction européenne, Vie-publique.fr (DILA)
J.-A.-D. Ingres, Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII, 1854, Musée du LouvreDomaine public, source
Salle V · 1429
Jeanne
d'Arc
Orléans délivrée
Une jeune fille de Domrémy convainc un roi sans royaume de la laisser conduire ses armées.
Au cœur de la guerre de Cent Ans, alors que la France semble perdue, Jeanne lève le siège d'Orléans en mai 1429 et conduit le dauphin se faire sacrer à Reims en juillet.
Capturée à Compiègne, jugée à Rouen, brûlée vive en 1431 à 19 ans. Réhabilitée en 1456, canonisée en 1920, elle devient une figure traversée par tous les courants politiques.
Repères examen
- 1412-1431
- Guerre de Cent Ans (France/Angleterre)
- Héroïne nationale, patriotisme et courage
Sources
- Loi du 10 juillet 1920, fête de Jeanne d'Arc, Légifrance
Tout converge vers un seul homme. Cour domestiquée, État centralisé, armée permanente : cet ordre, la Révolution de 1789 le renversera.
« Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. »
Versailles fixe pour deux siècles l'image internationale de la France : protocole, gastronomie, langue, arts décoratifs. Une grammaire que la République, plus tard, conservera en partie pour ses cérémonies d'État.
- 1661
- Début des grands travaux par Louis Le Vau.
- 1682
- Installation de la cour.
- 1919
- Signature du traité de Versailles dans la Galerie des Glaces.
Galerie des Glaces, château de Versailles, Photographie MyrabellaCC BY-SA 3.0 · image redimensionnée et convertie, source
Repères examen
- Louis XIV, « Roi-Soleil », règne 1643-1715
- Château de Versailles, joyau de l'architecture classique
Sources
- Constitution de 1958, art. 89, Légifrance
- Louis XIV, histoire du mythe solaire, Château de Versailles
Gazette de l'été
Paris, an premier de la liberté
Salle IX · 1789
La Bastille, la Déclaration, En quelques semaines de l'été 1789, un royaume vieux de mille ans s'efface, et la France entre dans une promesse nouvelle.
5 mai
Les États généraux s'ouvrent à Versailles.
17 juin
Le tiers état se proclame Assemblée nationale.
20 juin
Serment du Jeu de paume.
14 juillet
Prise de la Bastille.
4 août
Abolition des privilèges.
26 août
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Jean-Pierre Houël, Prise de la Bastille, 1789, BnF, département des EstampesDomaine public, source
5 mai : les États généraux s'ouvrent à Versailles. 17 juin : le tiers état se proclame Assemblée nationale. 20 juin : serment du Jeu de paume. 14 juillet : prise de la Bastille. 4 août : abolition des privilèges. 26 août : adoption de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
La DDHC pose en dix-sept articles ce qui deviendra le socle constitutionnel français : liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression, présomption d'innocence, séparation des pouvoirs.
Dix-sept articles suffisent : liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression. La souveraineté ne réside plus dans le roi, mais dans la Nation.
Archives à explorer
2 documentsUn enregistrement historique de l'hymne national, pour relier la fête nationale à sa mémoire sonore.
Wikimedia Commons, domaine publicLe texte constitutionnel né de l'été 1789.
LégifranceRepères examen
- 14 juillet 1789 : prise de la Bastille (prison royale)
- DDHC 1789 (La Fayette contributeur)
- 1791 monarchie constitutionnelle ; 10 août 1792 renversement ; Louis XVI guillotiné 1793
Sources
- Le 14 juillet, fête nationale, Vie-publique.fr (DILA)
- DDHC, Légifrance
Salle X · 1804
Napoléon & le Code civil
Le 21 mars 1804, le Code civil est promulgué. Huit mois plus tard, le 2 décembre, Napoléon est sacré empereur à Notre-Dame.
Jacques-Louis David, L'Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, 1812, National Gallery of Art, WashingtonDomaine public, source
Regardez l'horloge du tableau : quatre heures dix du matin. La bougie est consumée, l'uniforme froissé, David peint un empereur qui a passé la nuit sur le Code civil.
Titre premier, l'unification
Le Code civil unifie un droit fragmenté entre coutumes du Nord et droit écrit du Sud. Il consacre l'égalité civile, la propriété, la liberté contractuelle, la laïcité de l'état civil.
Titre II, la diffusion
L'Empire napoléonien le diffuse dans toute l'Europe conquise. Aujourd'hui encore, son architecture inspire les codes civils belge, luxembourgeois, italien, néerlandais, roumain, polonais, plusieurs pays d'Amérique latine et le Code civil du Québec.
Repères examen
- Empereur en 1804 ; Code civil, Banque de France, préfets
- Rétablit l'esclavage (1802), abolit la traite (1815)
- Abdication 1815 (Waterloo)
Sources
- Code civil, Légifrance, Légifrance
Salle XI · 1815 – 1848
Restauration & Monarchie de Juillet
Deux monarchies tentent de refermer la Révolution — une Charte, deux rois, deux révoltes : le chemin qui mène à 1848.
La Restauration · 1815 – 1830

François Gérard, Louis XVIII en costume de sacreDomaine public, source
Après l'abdication de Napoléon, Louis XVIII rétablit la monarchie en 1815, tout en conservant la Charte constitutionnelle, qui protège des libertés comme la presse ou l'élection du Parlement. Il adopte cependant des mesures conservatrices : rôle renforcé de l'Église, surveillance des opposants. En 1824, Charles X lui succède.
En 1830, la population parisienne se révolte contre des limitations trop importantes des libertés : la Restauration prend fin.
La Monarchie de Juillet · 1830 – 1848

Franz Xaver Winterhalter, Louis-Philippe Ier, roi des Français. Wikimedia Commons, domaine public
Une monarchie plus libérale commence alors avec Louis-Philippe : le Parlement est renforcé, les libertés progressent — dont celle de la presse. Mais le pouvoir s'appuie sur la bourgeoisie et le droit de vote reste réservé aux plus riches.
Les inégalités sociales augmentent ; le refus d'élargir le droit de vote provoque des tensions. En 1848, une nouvelle révolution met fin au régime.
- 1815Louis XVIII, la Charte
- 1824Charles X
- 1830Révolution, Louis-Philippe
- 1848Nouvelle révolution
- 1815
- Louis XVIII rétablit la monarchie et conserve la Charte constitutionnelle.
- 1824
- Charles X succède à Louis XVIII.
- 1830
- Révolte parisienne contre les limitations des libertés : fin de la Restauration, Louis-Philippe.
- 1848
- Une nouvelle révolution met fin à la Monarchie de Juillet.
Repères examen
- 1815 Louis XVIII (Charte constitutionnelle) ; 1824 Charles X
- 1830 : révolution, Louis-Philippe, monarchie plus libérale
- Vote censitaire → tensions → révolution de 1848
Sources
- Livret du Citoyen (mai 2026), p. 41 — le XIXe siècle, Ministère de l'Intérieur
Salle XII · 1848
François-Auguste Biard, L'Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, 1849, Château de VersaillesDomaine public, source
Une première fois en 1794, une seconde fois en 1848 sous l'impulsion de Victor Schœlcher, la République abolit l'esclavage dans ses colonies.
Rétabli par Bonaparte en 1802, l'esclavage perdure cinquante ans dans les colonies françaises. Le décret du 27 avril 1848 affranchit immédiatement environ 250 000 hommes, femmes et enfants.
La loi Taubira du 21 mai 2001 reconnaît la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Le 10 mai est devenu la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Une liberté écrite, effacée, réécrite
4 février 1794
Première abolition par la Convention.
20 mai 1802
Rétablissement par Bonaparte.
27 avril 1848
Abolition définitive, décret Schœlcher.
Archives à explorer
2 documentsRepères examen
- Décret rédigé par Victor Schoelcher (IIe République)
- Traite négrière française : environ 1,2 M de personnes déportées ; Nantes premier port négrier français
- Loi Taubira 2001 (crime contre l'humanité) ; journée du 10 mai
- Victor Hugo : engagement contre inégalités et peine de mort
Sources
- Loi Taubira du 21 mai 2001, Légifrance
Salle XIII · 1851 – 1870
La naissance de la IIIe République
Un président élu devient empereur par un coup d'État ; une défaite militaire rend la France à la République — qui, cette fois, s'installe dans la durée.
L'Empire

Franz Xaver Winterhalter, Portrait de Napoléon III, vers 1855Domaine public, source
Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, est élu président de la République. En décembre 1851, il organise un coup d'État et devient l'empereur Napoléon III en 1852.
Régime d'abord autoritaire, le Second Empire se libéralise dans les années 1860 : la population obtient plus de libertés, le Parlement davantage de pouvoirs. L'économie se modernise, la France s'ouvre à l'Europe.
La République
1870
En 1870, la défaite de l'armée française face à la Prusse met fin au Second Empire. La IIIe République (1870-1940) installe dans la durée le régime républicain en France.
Le régime qui porte tout l'acte qui s'ouvre : l'école, la presse, les syndicats, les associations, la laïcité.
- Décembre 1851
- Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.
- 1852
- Il devient l'empereur Napoléon III.
- 1870
- Défaite face à la Prusse : fin du Second Empire.
- 1870 – 1940
- La IIIe République installe durablement le régime républicain.
Repères examen
- Coup d'État déc. 1851 ; Napoléon III empereur 1852
- Défaite face à la Prusse : fin du Second Empire (1870)
- La IIIe République installe durablement le régime républicain
Sources
- Livret du Citoyen (mai 2026), p. 42-43 — le XIXe siècle, Ministère de l'Intérieur
Le vacarme des machines s'éteint. Une craie se lève : la République entre à l'école.
Salle XIV · 1881 – 1882
L'école de la République
Leçon du jour
L'école de la République est gratuite, laïque, obligatoire. Lois Jules Ferry, 16 juin 1881 et 28 mars 1882.
Albert Bettannier, La tache noire, 1887, Deutsches Historisches MuseumDomaine public, source
En deux lois, Jules Ferry pose les fondations de l'école républicaine : gratuite en 1881, laïque et obligatoire en 1882.
L'instruction primaire devient un droit pour tous les enfants de 6 à 13 ans. Les programmes sont nationaux ; les instituteurs, formés dans les écoles normales, deviennent les « hussards noirs de la République ».
L'école porte un projet politique : forger une langue commune, des références communes, une appartenance partagée à la Nation. Elle accompagne aussi l'idée d'égalité méritocratique.
- 16 juin 1881
- Loi sur la gratuité de l'enseignement primaire.
- 28 mars 1882
- Loi sur l'obligation scolaire et la laïcité.
- 2019
- Loi « pour une école de la confiance » : instruction obligatoire dès 3 ans.
Archives à explorer
2 documentsRepères examen
- 1881 gratuite ; 1882 laïque et obligatoire (Jules Ferry)
- Lois de libertés : presse 1881, syndicats 1884, associations 1901, laïcité 1905
Sources
- Loi de 2019, instruction obligatoire à 3 ans, Légifrance
Salle XV · 1894 – 1906
L'affaire Dreyfus
Un bordereau attribué à tort au capitaine Dreyfus, une condamnation à huis clos, douze ans de combat : l'Affaire déchire la France et fonde une exigence, l'État de droit.
Décembre 1894 : sur la foi d'un bordereau dont il n'est pas l'auteur, le capitaine Alfred Dreyfus, juif alsacien, est condamné à huis clos pour trahison et déporté à l'île du Diable. Le 5 janvier 1895, dans la cour de l'École militaire, il est dégradé : galons arrachés, épée brisée.
La vérité avance malgré l'état-major : Picquart identifie le vrai coupable, Zola publie « J'accuse…! », la France se coupe en deux. Il faudra douze ans pour que la Cour de cassation, le 12 juillet 1906, annule sans renvoi le jugement : l'erreur judiciaire est effacée, l'État de droit l'emporte sur la raison d'État.
« La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera. »
« J'accuse…! », L'Aurore n° 87, 13 janvier 1898, BnF/GallicaDomaine public, source
5 janvier 1895 · La dégradation
Cour de l'École militaire. Devant les troupes, on arrache ses galons, on brise son épée. Il crie son innocence.
12 juillet 1906 · La réhabilitation
La Cour de cassation, toutes chambres réunies, annule sans renvoi le jugement de Rennes. L'erreur judiciaire est effacée en droit.
1894 – 1906 · Douze ans
Une erreur d'État, corrigée par le droit
15 octobre 1894
Le capitaine Alfred Dreyfus, polytechnicien alsacien et juif, est arrêté : un bordereau adressé à l'attaché militaire allemand lui est attribué à tort.
22 décembre 1894
Le conseil de guerre de Paris le condamne à l'unanimité, à huis clos, pour trahison : déportation perpétuelle à l'île du Diable, en Guyane.
5 janvier 1895
Dégradation dans la cour de l'École militaire : galons arrachés, épée brisée. Il crie « Vive la France ! » et clame son innocence.
1896
Le lieutenant-colonel Picquart, chef du renseignement, découvre que l'écriture du bordereau est celle du commandant Esterhazy. On l'éloigne en Tunisie.
11 janvier 1898
Esterhazy, traduit devant un conseil de guerre, est acquitté en quelques minutes.
13 janvier 1898
« J'accuse…! » : la lettre ouverte de Zola au président Félix Faure paraît en une de L'Aurore. Zola, condamné pour diffamation en février, s'exile à Londres. La France se déchire, dreyfusards contre antidreyfusards.
9 septembre 1899
Procès de révision à Rennes : de nouveau coupable, « avec circonstances atténuantes ». Le président Loubet le gracie dix jours plus tard ; gracié n'est pas innocenté.
12 juillet 1906
La Cour de cassation, toutes chambres réunies, annule sans renvoi le jugement de Rennes. Dreyfus est réhabilité, réintégré dans l'armée et fait chevalier de la Légion d'honneur.
17 novembre 2025
« La Nation française élève, à titre posthume, Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. » (loi n° 2025-1079, article unique)
Archives à explorer
3 documentsRepères examen
- L'antisémitisme : forme spécifique de racisme et de haine visant les Juifs (définition du livret, p. 7)
- Hook actualité : élévation posthume au grade de général de brigade (loi nov. 2025)
Sources
- L'Aurore, « J'accuse…! », 13 janvier 1898, BnF / Gallica
- Loi n° 2025-1079 du 17 novembre 2025, Alfred Dreyfus général de brigade, Légifrance
- Élever Alfred Dreyfus au grade de général de brigade, Vie-publique, Vie-publique.fr (DILA)
Salle XVI · 9 décembre 1905
La loi de 1905
Le 9 décembre 1905, la République rompt avec le Concordat de 1801. L'État n'en finance, n'en reconnaît, n'en salarie plus aucun culte.
Article premier
« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes […] »
La liberté de croire, ou de ne pas croire.
Article 2
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »
La neutralité de l'État, envers tous les cultes.
Loi de séparation des Églises et de l'État, 9 décembre 1905, Journal officielDomaine public, source
L'article 1ᵉʳ garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. L'article 2 pose le principe : la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
La laïcité n'est pas une opinion : c'est le cadre qui permet à toutes les opinions de coexister. Elle est, depuis 1946, un principe constitutionnel (art. 1er de la Constitution de 1958).
- 9 décembre 1905
- Promulgation de la loi de séparation.
- 1946 / 1958
- La laïcité devient principe constitutionnel.
- 15 mars 2004
- Loi encadrant le port de signes religieux à l'école.
Archives à explorer
2 documentsRepères examen
- Loi 1905 : séparation Églises/État ; neutralité de l'État
- Exceptions Alsace-Moselle ; restauration des monuments classés possible
- Blasphème : pas un délit ; limites = incitation à la haine, négationnisme…
- Espaces : public (loi 2010 visage), services publics (agents neutres/usagers libres), travail privé, école (loi 2004)
- Journée de la laïcité : 9 décembre
Sources
- Loi du 9 décembre 1905, Légifrance
- Constitution de 1958, art. 1er, Légifrance
La Grande Guerre
Quatre années de guerre industrielle laissent derrière elles environ 1 400 000 morts militaires français et 4 millions de blessés.
Verdun, la Somme, le Chemin des Dames : la guerre des tranchées épuise les nations européennes. La France sort victorieuse mais saignée : chaque village a son monument aux morts.
Aux pertes militaires s'ajoute une surmortalité civile estimée à environ 300 000 morts. Ce chiffre est une estimation démographique, comptée à part des victimes de la grippe de 1918 (sources INED et 1914-1918-Online).
Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé dans la clairière de Rethondes. Le soldat inconnu repose sous l'Arc de triomphe depuis 1920.
- 2 août 1914
- Mobilisation générale.
- 21 février – 18 décembre 1916
- Bataille de Verdun.
- 11 novembre 1918
- Armistice à Rethondes.
Bataille de Verdun, 1916, Photographie d'archive (domaine public)Domaine public, source
Repères examen
- Juillet 1914 → armistice 11 novembre 1918 (jour férié)
- Clemenceau ; alliés GB/Italie/É-U
- Environ 10 M de morts, dont 1,4 M pour la France
- Traité de Versailles 28 juin 1919 → SDN (inspire l'ONU)
Sources
- Loi du 28 février 2012, 11 novembre, Légifrance
- Bouleversements démographiques de la Grande Guerre, INED
- War Losses (France), Antoine Prost, 1914-1918-Online
Charles de Gaulle à la BBC, photographie reconstituée, Imperial War MuseumDomaine public, source
Salle XVIII · 1940
L'appel du 18 juin
Le 18 juin 1940, depuis Londres, un général inconnu du grand public refuse la défaite et appelle à continuer le combat.
Pétain a demandé l'armistice la veille. Sur les ondes de la BBC, de Gaulle refuse la capitulation. La formule célèbre « La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre ! » figure, elle, sur l'affiche « À tous les Français », placardée à Londres quelques semaines plus tard. La France libre est née ; la Résistance intérieure prendra forme dans les mois et années suivants.
Jean Moulin unifie les mouvements de Résistance au sein du Conseil national de la Résistance en mai 1943. Son programme inspirera, après la Libération, la création de la Sécurité sociale, des comités d'entreprise et les grandes nationalisations.
- 18 juin 1940
- Appel du général de Gaulle à la BBC.
- 27 mai 1943
- Première réunion du CNR.
- 25 août 1944
- Libération de Paris.
1940 – 1945
La France combattante
L'Appel n'est pas resté une voix à la radio. De 1940 à 1945, la France libre, puis la France combattante, se bat sur tous les fronts — en Afrique, en Italie, en Normandie, en Provence, jusqu'en Allemagne — pendant que la Résistance intérieure combat l'occupant.
Dans le même temps, l'État français de Vichy collabore, jusqu'à participer à la déportation des Juifs de France. Les deux réalités sont vraies : c'est contre la première que la seconde s'est levée.
- Été 1940
Premiers ralliements : le Tchad de Félix Éboué, le Cameroun, l'AEF rejoignent la France libre. L'Empire donne à de Gaulle un territoire et des soldats.
- 27 mai – 11 juin 1942
Bir Hakeim : la 1re brigade française libre du général Koenig (~3 700 hommes) tient quatorze jours face à l'Afrikakorps de Rommel et couvre la retraite de la 8e armée britannique.
- 27 mai 1943
Jean Moulin unifie la Résistance intérieure : première réunion du Conseil national de la Résistance, à Paris, en pleine occupation.
- Automne 1943
La Corse, soulevée et appuyée par l'armée d'Afrique, devient le premier département français libéré.
- Mai 1944
Italie : le Corps expéditionnaire français du général Juin (~112 000 hommes) perce le front du Garigliano et ouvre la route de Rome aux Alliés.
- 6 juin 1944
Normandie : les 177 Français du commando Kieffer débarquent à Sword Beach. À l'intérieur, les sabotages des FFI retardent les renforts allemands vers le front.
- 15 août 1944
Provence : l'armée B du général de Lattre (~260 000 hommes, pour une large part soldats d'Afrique) débarque, puis libère Toulon et Marseille en deux semaines.
- 25 août 1944
Paris, soulevé par sa population et les FFI, est libéré avec l'entrée de la 2e DB du général Leclerc. Strasbourg suivra le 23 novembre : le serment de Koufra est tenu.
- 8 mai 1945
Berlin-Karlshorst : de Lattre signe l'acte de capitulation allemand pour la France, aux côtés des Alliés. La France reçoit une zone d'occupation, puis un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.
Au printemps 1945, plus d'un million de Français sont sous les armes, 1re armée et FFI amalgamés. La France est au rang des vainqueurs — parce que des Français ont choisi, dès juin 1940, de continuer la guerre.
Archives à explorer
2 documentsAucun enregistrement du direct du 18 juin 1940 n'existe : la diffusion n'a pas été captée. Cette archive donne à entendre la voix du général de Gaulle dans un enregistrement ultérieur. Vidéo intégrée sans cookies tiers via youtube-nocookie.com.
Fondation Charles de Gaulle / YouTube no-cookieLe texte intégral de l'appel du 18 juin 1940.
Vie-publiqueRepères examen
- 18 juin 1940, radio britannique BBC : début de la Résistance
- De Gaulle chef de la France libre ; Jean Moulin unifie la Résistance
- Vichy (1940-1944) : régime de Pétain, collaboration, part de responsabilité dans la déportation des Juifs
Sources
- L'appel du 18 juin, Vie-publique, Vie-publique.fr (DILA)
- Loi du 19 juillet 2013, Journée de la Résistance, Légifrance
Le siècle d'avant
Un droit conquis, pas accordé
De 1848 à 1944, près d'un siècle de combat suffragiste précède l'ordonnance d'Alger.
1848
La Deuxième République instaure le suffrage universel masculin, excluant les femmes. Les premières voix suffragistes émergent, le député Victor Considerant et la militante Jeanne Deroin.
Années 1880
Hubertine Auclert fait de l'égalité politique son combat, fonde le journal La Citoyenne, refuse de payer ses impôts en 1880, renverse une urne en 1908.
1906
Le député Paul Dussaussoy dépose la première proposition de loi pour le vote des femmes aux élections locales. Elle échoue mais porte le débat hors du cercle militant.
1914
Le quotidien Le Journal organise un référendum en marge des législatives : 505 972 femmes répondent vouloir voter, contre 114 non.
1919, années 1930
La Chambre des députés vote à plusieurs reprises pour le droit de vote des femmes. Le Sénat bloque systématiquement, par crainte que les femmes votent sous influence religieuse.
1934-1936
Louise Weiss fonde La Femme nouvelle et multiplie les actions spectaculaires : candidature symbolique aux municipales et législatives, action à l'hippodrome de Longchamp, elle s'enchaîne rue Royale à Paris.
1936
Trois femmes entrent au gouvernement du Front populaire, dont Irène Joliot-Curie, alors qu'elles ne peuvent pas voter.
21 avril 1944
Le général de Gaulle signe à Alger l'ordonnance portant organisation des pouvoirs publics. Article 17 : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »
29 avril 1945
Les Françaises votent pour la première fois aux élections municipales, environ neuf millions d'électrices.
Octobre 1945
33 femmes deviennent députées pour la première fois.
Octobre 1946
La Constitution de la IVᵉ République inscrit : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme. »
Ce droit n'est pas un don accordé, il est l'aboutissement de près d'un siècle de combat suffragiste.
La France l'accorde tardivement par rapport à d'autres démocraties. Le principal obstacle intérieur fut longtemps le Sénat, dont les craintes sur le vote des femmes se révélèrent infondées : en 1945, leur vote penche vers le centre droit et le général de Gaulle, jamais vers les extrêmes redoutés.
D'après INA, « 29 avril 1945 : les Françaises votent pour la première fois », entretien avec l'historienne Anne-Sarah Bouglé-Moalic, 28 avril 2025.
Dans la nuit de la guerre, une aube.
Salle XIX · 1944
Le vote des femmes
À Alger, le Gouvernement provisoire de la République française accorde aux femmes le droit de vote et l'éligibilité.
« Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »
Ordonnance du 21 avril 1944, article 17. Une phrase, attendue depuis 1848.
Carte d’électeur, septembre 1945, première année du vote des femmes en FranceDomaine public, source
L'article 17 de l'ordonnance précise : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. » La France attendait depuis 1848, elle figure parmi les derniers pays d'Europe occidentale à reconnaître ce droit.
Le 29 avril 1945, lors des élections municipales, environ neuf millions de Françaises votent pour la première fois. Quelques mois plus tard, 33 femmes entrent à l'Assemblée constituante.
Neuf millions de Françaises votent
pour la première fois le 29 avril 1945.
- 21 avril 1944
- Ordonnance du GPRF à Alger.
- 29 avril 1945
- Premier vote féminin, élections municipales.
- 1999
- Révision constitutionnelle sur la parité.
Archives à explorer
3 documentsRepères examen
- 1848 : premier suffrage universel (masculin)
- Avril 1944 : droit de vote des femmes ; premier vote avril 1945
Sources
Salle XX · 1958
Constitution
du 4 octobre 1958
Approuvée par référendum le 28 septembre 1958, la Constitution de la Vᵉ République donne à l'exécutif les moyens d'agir.
Article 1er
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
Article 2
« La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité. »
Article 3
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
Article 20
« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. »
Le président de la République, élu au suffrage universel direct depuis la révision de 1962 — première élection en décembre 1965 —, garantit le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Le Gouvernement « détermine et conduit la politique de la Nation » (art. 20).
Le Conseil constitutionnel, créé par la Constitution, contrôle la conformité des lois. Depuis 2010, tout justiciable peut soulever une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).
- 28 septembre 1958
- Référendum constitutionnel (82,6 % de oui).
- 28 octobre 1962
- Référendum instaurant l'élection du président au suffrage universel direct.
- 1ᵉʳ mars 2010
- Entrée en vigueur de la QPC.
Charles de Gaulle, président de la République, 1961, BundesarchivCC BY-SA 3.0 de · image redimensionnée et convertie, source
Repères examen
- Référendum 28 sept. 1958 ; promulgation 4 octobre 1958
- Exécutif fort ; de Gaulle premier président
- Présidents : de Gaulle → Macron ; intérim = président du Sénat (cas Pompidou)
Sources
- Constitution du 4 octobre 1958, Légifrance
- Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958, Conseil constitutionnel
Salle XXI · 1946 – 1968
La décolonisation et Mai 68
Un empire conquis entre le XVIIe et le XIXe siècle, des indépendances obtenues en une décennie, deux conflits meurtriers — puis, en 1968, une société qui se transforme.
L'empire, les indépendances
Entre le XVIIe et le XIXe siècle, la France, comme d'autres pays européens, conquiert un vaste empire colonial sur plusieurs continents : en Afrique (Afrique de l'Ouest, Afrique équatoriale, Algérie, Madagascar, Maroc, Tunisie…) et en Asie (Indochine…). Elle contrôle ces territoires politiquement, administrativement et économiquement.
Après la Seconde Guerre mondiale — durant laquelle de nombreux soldats originaires des colonies sont morts pour défendre la France — des mouvements nationalistes émergent et réclament l'indépendance. La plupart des colonies l'obtiennent dans les années 1950 et 1960, dans le cadre de processus négociés.
Deux conflits meurtriers
Deux conflits éclatent concernant la décolonisation de l'Indochine (1946-1954) et de l'Algérie (1954-1962). Ces pays obtiennent leur indépendance à l'issue de ces conflits.
C'est la crise politique majeure liée à la guerre d'Algérie qui conduit au retour du général de Gaulle en 1958 — la salle précédente.
Mai 68
Les actualités de mai-juin 1968 : grèves et manifestations parmi les plus importantes du XXe siècle. Archive INA, chaîne officielle
En mai 1968, un mouvement social est initié par des étudiants qui réclament une amélioration de leurs conditions d'études et davantage de libertés. Il est amplifié par une contestation plus large, portée par les salariés et les syndicats d'ouvriers. Les grèves et manifestations sont parmi les plus importantes du XXe siècle.
Le mouvement se conclut par des avancées sociales importantes, comme l'augmentation du salaire minimum, et entraîne une transformation importante de la société.
- 1946 – 1954
- Conflit de la décolonisation de l'Indochine.
- 1954 – 1962
- Conflit de la décolonisation de l'Algérie.
- Années 1950-1960
- La plupart des colonies obtiennent l'indépendance, dans le cadre de processus négociés.
- Mai 1968
- Mouvement social initié par des étudiants, amplifié par les salariés et les syndicats.
Repères examen
- Indochine 1946-1954 ; Algérie 1954-1962
- Indépendances années 1950-1960, processus majoritairement négociés
- Mai 68 : mouvement étudiant puis social ; avancées sociales
Sources
- Livret du Citoyen (mai 2026), p. 45 — décolonisation et Mai 68, Ministère de l'Intérieur
1951 : CECA. 1957 : traité de Rome créant la Communauté économique européenne. 1992 : traité de Maastricht, naissance de l'Union européenne, citoyenneté européenne, monnaie unique. 2002 : l'euro entre en circulation dans les portefeuilles de 12 pays.
L'Union compte aujourd'hui 27 États membres et près de 450 millions d'habitants. Le Parlement européen est élu au suffrage universel direct depuis 1979.
- 9 mai 1950
- Déclaration Schuman, fête de l'Europe.
- 25 mars 1957
- Traité de Rome.
- 1ᵉʳ janvier 2002
- Mise en circulation de l'euro.
Drapeau de l'Union européenne, Photographie Mats HalldinCC BY-SA 3.0 · image redimensionnée et convertie, source
Sources
- La construction européenne, Vie-publique.fr (DILA)
Portrait officiel de Simone Veil, Parlement européenCC BY 4.0 · image redimensionnée et convertie, source
Salle XXIII · 1975
La loi Veil
Trois jours et trois nuits
seule à la tribune.
Ministre de la Santé du gouvernement Chirac, Simone Veil défend trois jours et trois nuits devant l'Assemblée nationale la loi qui dépénalise l'interruption volontaire de grossesse.
Définitivement adoptée par le Parlement en décembre 1974 et promulguée le 17 janvier 1975, avec une majorité d'abord constituée de la gauche, la loi est votée pour cinq ans, puis rendue définitive en 1979. Elle met fin aux avortements clandestins qui mutilaient ou tuaient des centaines de femmes chaque année.
Simone Veil, survivante d'Auschwitz, magistrate, première présidente du Parlement européen élu, est entrée au Panthéon en 2018.
- 17 janvier 1975
- Promulgation de la loi Veil.
- 1979
- Loi rendue définitive.
- 4 mars 2024
- Inscription de l'IVG dans la Constitution.
« Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. »
Simone Veil, discours à l'Assemblée nationale, 26 novembre 1974.
Assemblée nationale, discours du 26 novembre 1974.
Repères examen
- Loi Veil 17 janvier 1975 (dépénalisation de l'avortement) ; loi Neuwirth 1967 (contraception)
- Prolongement contemporain : IVG constitutionnalisée par le Congrès le 4 mars 2024 (loi constitutionnelle promulguée le 8 mars) ; PMA pour toutes (2021) ; GPA interdite
Sources
- Loi Veil du 17 janvier 1975, Légifrance
- Constitution, art. 34, IVG, Légifrance
Salle XXIV · 1981
Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue.
Robert Badinter, Assemblée nationale, 17 septembre 1981
« Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. »
Robert Badinter, Assemblée nationale, 17 septembre 1981.
Assemblée nationale, discours du 17 septembre 1981 (CR intégral AN).
Journal officiel de la République française, Lois et décrets, 10 octobre 1981Domaine public, source
L'abolition de la peine de mort
Garde des Sceaux du gouvernement Mauroy, Robert Badinter défend devant le Parlement l'abolition de la peine capitale.
« J'ai l'honneur, au nom du gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France. » Adoptée par 363 voix contre 117, la loi du 9 octobre 1981 met fin à plus de mille ans de peine capitale.
En 2007, l'abolition est inscrite à l'article 66-1 de la Constitution : « Nul ne peut être condamné à la peine de mort. » Elle est devenue irréversible.
- 17 sept. 1981
- Discours de Robert Badinter à l'Assemblée.
- 9 oct. 1981
- Promulgation de la loi d'abolition.
- 23 fév. 2007
- Inscription dans la Constitution (art. 66-1).
Archives à explorer
2 documentsArchive vidéo du discours sur l'abolition de la peine de mort, intégrée sans cookies tiers.
Vie-publique / YouTube no-cookieRepères examen
- 1981 : Robert Badinter, ministre de la Justice de François Mitterrand
- Pilier des valeurs républicaines et de la dignité humaine
Sources
- Loi du 9 octobre 1981, Légifrance
- Constitution, art. 66-1, Légifrance
Salle XXV · dernière salle, 2013
Le mariage pour tous
Une loi de la République étend le mariage civil aux couples de même sexe — le dernier jalon du parcours, et le troisième d'un arc ouvert en 1975.
17 mai 2013
La loi
Le 17 mai 2013, une loi permettant aux couples homosexuels de se marier et d'adopter des enfants est votée. Elle est soutenue par Christiane Taubira, ministre de la Justice, sous la présidence de François Hollande.
Une première
La France devient le 14e pays du monde à autoriser le mariage homosexuel. Le premier mariage homosexuel en France est célébré à la mairie de Montpellier le 29 mai 2013.
Le premier mariage, célébré à Montpellier le 29 mai 2013, filmé par les actualités. Ils se sont dit « oui » — l'archive INA.
Seul le mariage civil célébré en mairie est reconnu par la loi ; il est ouvert aux couples de même sexe depuis le 17 mai 2013. Vivre en France : le mariage →
1975, 1981, 2013 : trois lois, trois extensions successives des droits de la personne. L'arc se referme ici — la Traversée aussi.
- 17 mai 2013
- Loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe.
- 2013
- La France, 14e pays du monde à autoriser le mariage homosexuel.
- 29 mai 2013
- Premier mariage célébré à la mairie de Montpellier.
Repères examen
- Loi du 17 mai 2013 (Christiane Taubira, présidence Hollande)
- 14e pays au monde ; premier mariage à Montpellier le 29 mai 2013
Sources
- Livret du Citoyen (mai 2026), p. 46 et 73, Ministère de l'Intérieur
- Loi n° 2013-404 du 17 mai 2013, Légifrance
Fin de la traversée
Vous venez de traverser
vingt mille ans.
De la pierre peinte à la Constitution, chaque salle de cette exposition est une pièce de la même histoire, celle qui continue de s'écrire, par chacun de ceux qui rejoignent la République.
- ≈ −18 000Lascaux
- −52Alésia
- ≈ 496Le baptême de Clovis
- 800Charlemagne
- 1429Jeanne d'Arc
- 1598L'édit de Nantes
- 1682Versailles
- 1751 – 1772Les Lumières
- 1789La Révolution
- 1804Napoléon & le Code civil
- 1815 – 1848Restauration & Monarchie de Juillet
- 1848L'abolition de l'esclavage
- 1851 – 1870La naissance de la IIIe République
- 1881 – 1882L'école de la République
- 1894 – 1906L'affaire Dreyfus
- 1905La loi de 1905
- 1914 – 1918La Grande Guerre
- 1940L'appel du 18 juin
- 1944Le vote des femmes
- 1958La Vᵉ République
- 1946 – 1968La décolonisation et Mai 68
- 1950 – 2002L'Europe
- 1975La loi Veil
- 1981L'abolition de la peine de mort
- 2013Le mariage pour tous
Le feu, déjà tenu à la main.
Lascaux
Le siècle des Lumières.
philosophies de la lumière
« La flamme de la résistance ne s'éteindra pas. »
l'Appel du général de Gaulle
Le Soldat inconnu.
sa flamme ravivée chaque soir, sous l'Arc de Triomphe
La flamme olympique, jusqu'à Paris.
les Jeux de la XXXIIIᵉ Olympiade
ILS ONT CHOISI LA FRANCE
- MARIE CURIE 1895physicienne et chimiste, deux prix Nobel
- GUILLAUME APOLLINAIRE 1916poète
- ROMAIN GARY 1935écrivain, prix Goncourt
- MARC CHAGALL 1937peintre
- JOSÉPHINE BAKER 1937artiste et résistante
- VASSILY KANDINSKY 1939peintre, pionnier de l'abstraction
- GEORGES CHARPAK 1946physicien, prix Nobel
- CONSTANTIN BRÂNCUȘI 1952sculpteur
- HECTOR BIANCIOTTI 1981écrivain, Académie française
- MILAN KUNDERA 1981écrivain
- ANDREÏ MAKINE 1996écrivain, prix Goncourt
- ATIQ RAHIMI 1996écrivain et cinéaste, prix Goncourt
- NGÔ BẢO CHÂU 2010mathématicien, médaille Fields
De Lascaux aux Jeux de Paris, c'est le même geste : tenir une lumière, créer avec, la transmettre — par le travail, les œuvres, et la manière dont on élève ses enfants.
Gravez votre nom









